LIVE on “France Culture Radio – Rendez Vous” in Paris, France on Friday, Nov. 25th. Musicians: Brian Lopez (guitar, Vocals), Gabriel Sullivan (upright bass), Olivier Samoullian (viola), Charlotte Defourny (violin), Laurent Allinger (baby shakers)
Archives de la Catégorie Histoires musicales
Compositions originales des films de Thomas Lacoste de la “Bande Passante”
Olivier Samouillan et Anthony Mowat (Label: Art Melodies) composent la musique des films de Thomas Lacoste réunis dans ce coffret DVD aux Editions Montparnasse.
Thomas Lacoste a tourné et rassemblé ces 47 films-entretiens indispensables pour comprendre notre temps, et retrouver des raisons d’agir…
Kit de survie éthique et politique : Il faut penser le monde autrement, réfuter la logique du néolibéralisme – sa violence au quotidien, la marchandisation des rapports humains.
Pour situations de crise[s] : D’où l’urgence de la critique, et la nécessité d’écouter ces témoins – philosophes, sociologues, juristes, magistrats, historiens, psychiatres, économistes, syndicalistes, enseignants et chercheurs… à l’usage du plus grand nombre.
Sculpture en O.S
Sculpture en O.S 3’02
Compositeurs: Anthony Mowat / Olivier Samouillan
Alto : Olivier Samouillan , M.A.O : Anthony Mowat
Label Art Melodies
Cette composition illustre un déplacement dans l espace urbain d’une mégalopole industrielle. Chaque partie évoque un évènement surprenant , troublant.
L ‘énergie d’une ville, ses bruits et ses lumières , ses collisions de styles et d’ambiances , trouvent leur apaisement dans une ambiance en suspension…il n’est plus possible d’aller plus loin ou plus haut.
Comme lorsqu’ au sommet d’un gratte-ciel, on observe une ville entière et l’on entend plus que des vagues de sons ….
Les silences volontairement laissés entre les ambiances permettent la fragmentation de cette composition pour son remodelage à l’image.
La chanson de Craonne
La Chanson de Craonne est une chanson antimilitariste écrite en 1917.

Autrefois, elle fut chantée par les soldats qui se sont mutinés (dans une cinquantaine de régiments de l’armée française) après l’offensive très meurtrière et militairement désastreuse du général Nivelle au Chemin des Dames.
Ces révoltes furent sévèrement réprimées, notamment par le général Pétain, nommé le 17 mai 1917 pour remplacer le général Nivelle avec pour mission d’endiguer l’effondrement du moral des soldats. Il y eut plus de 500 condamnés à mort (dont 26 effectivement exécutés).
Koljo – Playing with Duke Bojadziev & Ensemble live @ Carnegie Hall
This is a piece from the show we did with my great friend Duke Bojadziev from Macedonia.
I met him in Boston at Berklee college of music in 1999.
It was a great pleasure and honour to play with him and the band at Carnegie Hall in NYC.
I also worked as a copyist for the show writing the score with software “sibelius” based on Duke’s great arrangement.
Well at the end, I’m the only one who didn’t have a score…
16 April, 2011, Carnegie Hall/Weill Hall
piano: Duke Bojadziev
clarinet: Vasko Dukovski
viola: Olivier Samouillan
percussions: Mathias Kunzli & Matt Kilmer
strings: Attacca Quartet
Keiko Tokunaga – violin
Amy Schroeder – violin
Luke Fleming – viola
Andrew Yee – cello
GAINSBARRE REVISITED BY OWNI
Article innitialemnt publié sur owni.fr ici
La Javanaise, Je t’aime, moi non plus, Aux armes, etc… Alors que l’on célèbre les vingt ans de la mort de Serge Gainsbourg, on peut parier sans risquer gros que les chefs-d’oeuvre habituels qui font les délices des compilations vont tourner en boucle. On nous refera aussi le coup du Gainsbourg devenu Gainsbarre, période 80’s si controversée sur le mode “Gainsbourg n’est plus ce qu’il était.”
Cette période est en fait plus complexe. S’il est vrai que l’artiste a produit un certain nombre de chansons douteuses, il a aussi écrit ses derniers chefs-d’œuvre. Des compositions dont la sensibilité vaut bien celle du Gainsbourg “présentable” de la période rive gauche ou du culteMelody Nelson. Il a aussi continué à creuser sa veine “porno oui mais avec les formes” (littéraires). Le tout malheureusement noyé sous des sonorités 80’s assez imbitables qui ont mal vieilli.OWNImusic a donc proposé à ses “poulains” de reprendre des titres de cette période, après un premier tri effectué par notre Gainsbourg Lover Sabine Blanc.
Hommage pas cher ? Faire un clip…
Comme vous le savez peut-être déjà, les droits d’auteurs, c’est toute une histoire. Donc, avant de s’engager dans une production trop coûteuse, nous nous sommes rapprochés des éditeurs du catalogue de Serge Gainsbourg afin de ne pas infliger à notre média des redevances trop lourdes. Après plusieurs coups de fil, nous nous rendons déjà compte de la disparité des critères de facturation. Chaque maison a sa politique et interprète le projet à sa manière. Si certains, en cette période où le back catalogue est largement sollicité, ne sont pas décidés à faciliter l’hommage, d’autres sont plus arrangeants et nous trouvons finalement la formule adéquate afin de pouvoir célébrer cette mort sans en provoquer une seconde (cf. Nicolas Voisin, notre boss).
On nous donne l’astuce : faire des clips. En raison de sa qualité promotionnelle des compositions originales, le clip est le seul usage autorisé sans que l’éditeur ne perçoive une redevance d’exploitation, dont le montant aurait pu monter à plusieurs centaines d’euros par titre pour une exploitation d’un an ! Nous avons donc dû imposer à nos interprètes de faire une vidéo, un jeu auquel ils se sont adonnés chacun à leur manière, avec les moyens du bord. Un exercice de style que chacun a présenté en quelques lignes.
Depression au-dessus du jardin par Olivier Samouillan feat. Charlotte Defourny
Il y a dix jours, je recevais un e-mail d’OWNImusic.com, il était question d’enregistrer le plus « rapidement possible » une chanson de Gainsbourg avec un clip à la clef… Je me suis tout de suite dit que les journalistes n’étaient que des gens complètement à côté de la plaque qui s’imaginent qu’on peut leur pondre des morceaux et des vidéos clips comme ça, dans l’urgence, comme eux le font avec leurs petits papiers inspirés de dépêches de l’AFP…
Me déranger alors que j’étais peinard dans ma cuisine à éplucher mes carottes en écoutant l’étude n°10 en Fa mineur opus 9 de Chopin !
Puis mes pensées erraient… de mes carottes à « l’homme à la tête de chou »… de Chopin àDépression au dessus du jardin… Quelle belle chanson pour déprimer en beauté.
Je passais un coup de fil à Franck Leblond (assistant réalisateur), Bertrand Guillou (mon copain peintre qui fait des très belle toiles même que je viens de lui en acheter une) , David Poirier pour le son et le mix et enfin Charlotte Defourny, violoniste et chanteuse de talent avec qui j’avais déjà bossé sur des chansons de Gainsbourg que l’on peut écouter ici.
Nous nous retrouvâmes donc à 1 heure du matin dans ma cuisine (seul moment où tout le monde était disponible) et travaillâmes jusqu’au petit matin.
Je profite de ce billet pour m’excuser auprès de Katerina ma voisine allemande du dessous avec qui pourtant, jusqu’à ce fameux tournage, j’entretenais d’excellents rapports.
Cette chanson me hante depuis longtemps, je ne suis jamais aussi triste que quand le gain se barre…
Lire la suite de l’article sur owni ici
Awkenou diadiabolo
Reccording session Dakar, Senegal 12/03/2011
“African Tilebi Band”
Malick Diop Fall: Flute Traversiere et choeur
Boubacar Samaké : kamalé ngoni et chant
Abdoulaye Togola: Kamalé Ngoni et choeur
Nfally Komagara: Karinian et choeur
Jean Luc Diatta: Ekonting et chant
Malamine Keita: Bougarabou et CalebasseIbrahima
Séne : DjembeSeynabou
Badji: Choeur
Produced by Olivier Samouillan
Sound & Mix Charlotte Defourny
Nouveau site de Cezame Music Agency
Le lancement du nouveau site de Cezame Music Agency dont les musiques sont éditées par Frédéric Leibovitz me donne l’occasion de vous donner un lien sur ma page où vous pouvez écouter mes compositions pour ce label.
La création de Cézame est née de l’idée que l’illustration musicale est un champ de création à part entière. Les compositeurs qui collaborent à ce projet assument pleinement cette création destinée à rencontrer le public des professionnels de l’image et de la radio.
Kamal
Je suis trés fier d’avoir collaboré avec Fury et Patrick Gauthier sur cette vidéo.
Fury est une artiste dont j’admire le travail et une amie. Je n’en dirais pas moins de Patrick Gauthier, avec qui je me suis trouvé pas mal de points communs.
Paris-Banlieue, côté femmes
Marianne Dissard New album Free Download “Paris One Takes”
PARIS ONE TAKES
Marianne Dissard
Recorded December 2009 in Paris, France at Badabing Studio by Jean-Pierre Sluys.
Mixed by Jean-Pierre Sluys and Jim Waters.
Marianne Dissard – vocals
Brian Lopez – guitar/vocals
Olivier Samouillan – viola, accordeon
Geoff Hidalgo – bass
Sergio Mendoza – drums, piano
Playing in Berlin with Jonathan Robinson String Trio
“Adventures in Cinema”
Café Tasso, Berlin Friedrichshain, Frankfurterallee 11 5 January, 2010
Jonathan Robinson, bass, prepared bass
Olivier Samouillan,viola
Susanne Paul, 5-string cello
“Opening Up Dreams”
Jonathan Robinson, bass, prepared bass
Olivier Samouillan, viola
Susanne Paul, 5-string cello
Ma soeur que de charme

J’ai composé “Ma sœur tu n’as que de charmes” avec une vieille édition de poèmes de Lamartine sous la main, en ouvrant au hasard des pages, piochant quelques vers par ci et une strophe par là. Au chant Anne-Laure Touya , Eric Volpatti aux machines.
Rencontre avec des musiciens albanais de Macédoine
Pendant le tournage d’un documentaire sur lequel je travaille (son) en ces moments dans les Balkans, Nous avons croisé ces musiciens albanais.
Nous leur avons donné rendez-vous le lendemain pour une séance d’enregistrement, il sont venus habillés de leurs costumes traditionnels, instruments en mains. On reconnait facilement que ce sont des albanais à leur chapeau blanc. Ils sont de Kicevo, ville macédonienne multi-ethnique, à l’image du pays.
Sur la photo vous pouvez les voir avec un Tapan (Percussion), Au centre à la main droite, le musicien tient deux Zurlas (Instrument à vent à anche double), à la main gauche des kavals, le musiciens de gauche (moustache noire) tient une Kaval.

Cet extrait que je vous propose ici est un duo de Kaval, flute que l’on retrouve dans tous les Balkans interprété par eux même.
Ecoutez
A Kind of Butterfly…
Lara Beswick Interview Olivier Samouillan pour Ownimusic
J’ai rencontré Don Guido en Macédoine pendant l’été 2002. Le pays sortait à peine d’une période de violences inter-ethniques. Ces périodes sont paradoxalement des moments où la vie semble devenir plus intense, où l’envie de bâtir prend le dessus sur l’angoisse.
Je vivais en Macédoine, répétais à l’orchestre philharmonique tous les matins et passais le reste du temps à enregistrer en studio. Le groupe était constitué de Macédoniens, de Tziganes, Bosniaques, Serbes… la diversité multi-ethnique des Balkans.
Don Guido venait nous voir de temps à autre et nous emmenait jouer à Sarajevo où il vivait. Le timbre si particulier de Don Guido et le parfum de Sarajevo m’ont inspiré la mélodie. Quant aux paroles, Teona Mitevska, réalisatrice de cinéma macédonienne avec qui je travaille passionnément, m’a fait lire un texte d’elle que j’aime beaucoup, A kind of Butterfly.
Nous préparons actuellement avec Don Guido un album de chansons d’amour décadentes.
J’ai suivi le même chemin que beaucoup de musiciens. Ma découverte des réseaux sociaux a commencé avec Myspace, j’avais la sensation de découvrir un outil fantastique. Je m’inscrivais sur d’autres sites de réseaux plus spécialisés, streaming , vente en ligne etc. Facebook est arrivé, j’ai peu à peu laissé Myspace somnoler.
Aujourd’hui j’ai pris beaucoup de recul. Cette activité est très chronophage pour les musiciens qui se retrouvent plus occupés à se construire une présence sur la toile qu’à composer, pratiquer leurs instruments, produire… Je me dis que le meilleur buzz, c’est la qualité. Celle qui demande du temps, de la concentration, de l’isolement et du talent.
Je me dis aussi que l’édition, le journalisme, le marketing, l’organisation de tournées etc. sont des métiers à part entière et qu’il est difficile d’assumer tout cela pour un musicien. D’autant plus que les écoles de musiques et les conservatoires en France, contrairement aux États-Unis, ne préparent pas les futurs professionnels à maîtriser les outils dont ils auront besoin pour gérer leur carrière.
Je travaille également pour un éditeur, Frédéric Leibovitz et son label Cezame. Il occupe une place importante dans l’édition musicale et a su à plusieurs reprises proposer des solutions innovantes face à l’évolution de l’industrie musicale. Une personne dont j’apprécie l’écoute et les conseils.
En 2004 j’ai créé une société avec un ami, Publicmusic, qui a connu ses moments de gloire. Nous proposions un catalogue de musiques “libres de droit” spécialisé dans la musique “illustrative”. Nous avions comme clients des maisons de productions TV, radio, jeux vidéo, agences web etc. le catalogue était alimenté par une vingtaine de compositeurs.
L’idée de générer un modèle économique en marge de la SACEM était assez excitante, il y avait de la demande. Seulement, la réalité est que les revenus générés par la gestion des droits d’auteurs et la protection de nos musiques sur le marché étaient plus rentables en passant par la SACEM.
Ceci dit l’aventure de Publicmusic a été très enrichissante à plusieurs niveaux. Je travaille à l’élaboration d’une plate-forme musicale en ligne qui donnerait plus de liberté aux compositeurs : définir les modalités de leurs licences, la valeur de leurs œuvres tout en choisissant le mode de gestion de leurs droits. L’ambition de ce projet est de construire une passerelle entre les compositeurs et le milieu audiovisuel.
Je me réjouis qu’Ownimusic ait pour vocation, entre autres, d’être un think tank et une plateforme expérimentale de nouveaux modèles économique autour de l’industrie de la musique.

Mon travail de composition pour le film “Je suis de Titov Veles” réalisé par Teona Mitevska
La sortie imminente en salles en Belgique du dernier film de Teona Mitevska “I am from Titov Veles” me donne l’occasion de vous parler de mon travail de composition sur ce film.
J’ai eu la chance de plonger dans ce film dès le commencement de l’écriture du scénario, ce qui est rare pour un compositeur de musique de film. Teona me faisait lire régulièrement son scénario alors qu’elle était en pleine écriture; j’ai ainsi lu plus d’une vingtaine de versions différentes et toujours avec le même intérêt.
Une fois le scénario achevé, Teona s’est lancée dans un travail de recherche phénoménal sur les couleurs. Elle lisait des tonnes de livres d’art en les noircissant de commentaires qu’elle me faisait ensuite parvenir. Ce processus passionnant a certainement donné naissance à un film d’une rare beauté visuelle; le fait de m’imprégner continuellement de son travail m’a si bien inspiré que quand vint le moment de la composition il me semblait déjà savoir de quelles musiques nous avions besoin.
Ce film exploite parmi d’autres la thématique du contraste; à la noirceur de l’usine, la jeune réalisatrice oppose un univers onirique à la limite du fantastique, à l’omniprésence des lourds sons d’usine j’ai voulu opposer une musique minimaliste, cristalline, une musique qui nous permet de rester dans l’intimité d’Afrodita, le personnage principal muet qui nous guide pourtant par le biais de sa voix intérieure.
La musique, piano solo, est interprétée par Frank Braley. Son talent immense Lire la suite
Anteo
J’ai composé “Anteo” à NY, Aout 2001, un mois avant le déluge…
Rien ne laisse alors présager des lendemains sinistres, j’ai 25 ans, je contemple tout Manhattan depuis mon loft à Brooklyn et je joue des heures et des heures torse nu sur mon tout nouvel Alto à 15 000 $
Je vais être papa et j’écoute du John Zorn à fond les ballons, je joue même dans son club “Tonic” avec des purs musiciens du free Jazz à faire ressurgir Albert Ayler de sa tombe. Je me découvre une passion pour les musiques balkaniques, influence directe de ma douce , ma future femme et future mère de mon fils…
“Anteo” c’est une chanson pour elle, mélangez les lettres et vous trouverez son vrai nom, c’est aussi le nom que j’ai donné au palmier qui pousse sur les rebords des grandes fenêtres du loft ensoleillé…
Cette vidéo est enregistrée un an plus tard, à Skopje capitale de la Macedoine, le déluge 09/11 a changé la trajectoire de ma vie, je suis entouré de musiciens extraordinaires venant de diverses régions balkaniques, on joue Anteo.
Le violoniste à mes côtés s’appelle Gazmen Berisha, j’ai beaucoup appris de ce grand violoniste Tzigane. Il est né au Kosovo mais faut pas trop lui parler de cet endroit… il a morflé là-bas.
Nous sommes donc en août 2002, mon fils Kaeliok est né, il est encore plus petit que mon Violon.





